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Spécial soldes : le guide « Shopping malin » de l’UMP

EXCLUSIVITÉ VARIAE. Variae a beau prendre ses grands airs pour parler de politique nationale, son propriétaire cache mal une âme de modard (le mâle de la modasse), matérialiste forcené. Alors quand il, enfin je, ai entendu Christian Estrosi partager avec les Français un bon plan conso – le Fouquet’s, une « brasserie populaire » à la bonne franquette – je me suis dit : tiens, et si je profitais du début des soldes pour demander aux caciques de l’UMP de livrer à Variae leurs coups de cœur shopping ?

Une seule exigence : qu’ils se mettent, comme leur collègue niçois, au niveau financier de la France qui se lève tôt. Ils se sont gentiment prêtés au jeu, sous condition d’anonymat. C’est parti !

 

CARLA B.

« Y a quelqu’un qui m’a dit

Que, pour shopper malin

Y avait vraiment rien d’mieux

Que, Lanvin et Balmain »

 

LAURENT W.

« Le cancer de l’assistanat est contagieux, le saviez-vous ? Et un homme des classes moyennes tel que moi y est particulièrement exposé. Alors pour me protéger, je recherche des vêtements couvrant une grande partie du corps. J’ai craqué dernièrement pour les imperméables de Burberry’s, une sorte de Tati britannique. Mais leurs motifs à carreaux ne sont pas roses – c’est le seul moyen mnémotechnique que j’ai trouvé pour ne pas les confondre ! »

 

FRÉDÉRIC L.

« Si on me demandait quel est le livre qui m’a le plus bouleversé après Zadig & Voltaire, je dirais sans hésiter Dolce & Gabbana. C’est drôle pour des auteurs de roman, ils font aussi des vêtements ! Ce qui est bien c’est qu’il suffit d’une pièce de chez eux pour être habillé : dans leurs publicités, ils sont toujours à moitiés nus. »

 

NICOLAS S.

« Quand j’sors avec Carla, je r’cherche toujours des souliers sévèrement talonnés, pour être à son niveau. Alors ma bonne adresse à moi, c’est M’sieur Berlutu. On s’est rencontré sur un malentendu, j’avais d’mandé à Brice d’l'arrêter comme j’croyais qu’il était roumain, avec un nom pareil ! Comment ça, c’est « Berluti » et pas Berlutu ? Tu crois qu’c'est en m’parlant sur ce ton qu’tu vas m’faire taire ? Eh ben CASS’ TOI POV’ CON ! »

 

ERIC W.

« Je m’occupe des comptes d’une dame âgée, qui aime bien que je lui apporte des petite gâteries pour qu’elle puisse grignoter pendant que son comptable trie les billets. Avant d’aller chez elle, je passe souvent chez Fauchon, ils font des assortiments de chocolat à petit prix. Chocolat contre valises, qu’on appelle ça entre nous. Mais chuuut, c’est notre petit secret ! »

 

JEAN-FRANÇOIS C.

« Salut les minables ! Mon conseil malin du jour pour déjeuner sur le pouce : la Tour d’Argent ! Si si, je suis sérieux : depuis qu’ils ont perdu leur troisième étoile, c’est bon pour les cloportes dans votre genre. Allez, je vous laisse, les résidus ! »

 

NADINE M.

« Alors moi quand je dois me faire belle pour aller au karaoké, je passe me faire prêter un collier chez Cartier au nom de mon ministère ! Et toc ! Et vous savez pourquoi ? Parce que moi aussi j’ai grandi dans les Cartier populaires ! Ahahaha ! Eh oui, j’ai le sens inné de la répartie. »

 

Propos recueillis par Romain Pigenel

Agence d’idées (8) : le Sarkotron, générateur de communiqués UMP

Il y a des moments où il faut savoir, même au cœur d’une campagne brutale – surtout à ce moment, même – sortir un peu la tête du guidon et faire un effort d’empathie, de compréhension, d’humanité, en direction de ses adversaires les plus farouches.

 

Faire l’effort de comprendre, ou de se rappeler, que derrière ces visages défigurés par des rictus haineux, derrière ces postures agressives, derrière ces aboiements frénétiques, il y a un être humain, avec ses doutes, ses faiblesses, sa lassitude.

 

C’est dans cet esprit que je te demande, cher lecteur, d’avoir une pensée pour les Morano, les Wauquiez, les Pécresse, infatigables snipers du sarkozysme qui doivent chaque jour inventer un sujet de pilonnage contre François Hollande. Je sais apprécier à leur juste valeur l’imagination et l’acharnement sans cesse renouvelés qu’ils mettent, quotidiennement, au service de leur tâche. Et c’est pour alléger un peu leur fardeau que je leur propose, que je vous propose, en exclusivité, le Sarkotron : la machine à générer automatiquement des communiqués de riposte de l’UMP.

 

Comment l’utiliser ?

 

  1. Se connecter à Variae
  2. Saisir un dé à 5 faces (Comment ça, ça n’existe pas ? Ensemble, tout devient possible.)
  3. Consulter la tableau ci-dessous, de haut en bas
  4. A chaque ligne, jeter le dé et retenir la case correspondant au résultat
  5. Arrivé à la ligne H, assembler les mots obtenus à chaque ligne
  6. C’est prêt ! Le communiqué obtenu peut être envoyé à la presse.

 

Jeter un dé 1 2 3 4 5
A François Fillon Laurent Wauquiez Nadine Morano Valérie Pécresse Jean-François Copé
B déplore condamne fustige regrette dénonce
C le dérapage impardonnable le discours honteux la légèreté irresponsable le revirement inexplicable la déclaration scandaleuse
D de François Hollande, de François Hollande, de François Hollande, de François Hollande, de François Hollande,
E qui prouve son incompétence crasse. qui confirme son cynisme sans égal. qui démontre son mépris des Français. qui dévoile sa nature haineuse. qui révolte les vrais patriotes.
F Les classes moyennes Les Français qui se lèvent tôt Les grands donateurs de l’UMP Les immigrés polis et respectueux Les Auvergnats
G

peuvent compter sur Nicolas Sarkozy,

H pour faire en 3 mois ce qu’il avait promis en 5 ans. pour dégraisser le mammouth, tous les mammouths. pour mettre au travail les retraités. pour en finir avec les assistés. pour défendre les banquiers.

Quand les 15 625 communiqués possibles auront été épuisés (AFP faisant foi), Variae s’engage à mettre à disposition de l’UMP un nouveau tableau.

 

Merci qui ?

 

Romain Pigenel

D’autre idées épatantes de l’Agence d’Idées Variae : ici.

« Racailles », « minables » et « pov’cons », la carte de France de l’UMP

Alors que le sarkobashing est à la mode, toutes les attaques les plus basses sont tentées contre notre président. Parmi celles-ci, il y en a une qui m’indigne tout spécialement : celle selon laquelle le sarkozysme serait une non-pensée, un culte de la gesticulation, ne visant qu’à servir les copains et à faire diversion sur les turpitudes honteuses des proches du pouvoir. Il n’y a rien de plus faux : le sarkozysme est au contraire une véritable vision du monde, puissante et féconde, sans équivalent dans le monde politique français. Pour fermer le bec aux critiques gauchistes, Variae vous propose ce jour de découvrir le volet sociologique de cette pensée, et notamment la catégorisation originale qu’elle propose de la société française.

 

Une catégorie structurante : les « minables »

Le « minable » est un membre de la classe de base de la société française, qui regroupe environ 94% de la population. Cette appellation sous forme de clin d’œil ne doit pas être prise pour une forme de mépris : elle désigne simplement ces Français médiocres qui estiment que 5000 euros est un beau revenu mensuel. Ils dévoilent ainsi leur petitesse, leur manque d’ambition, et leur inaptitude à participer à la dynamique de la France d’après. Ils doivent donc concentrer tout le poids de l’effort fiscal, pour laisser les mains libres aux 6% récents qui tirent littéralement notre pays et font qu’il ressemble quand même à quelque chose.

 

Le petit peuple des mers et des champs : les « descends un peu si t’es un homme » et les « pov’ cons »

Les besoins des minables ont beau être modestes, il leur faut malgré tout se sustenter. C’est le rôle des « descends un peu si t’es un homme » (les DUPSTEUH, pour simplifier), spécialistes du poisson, et des « pov’ cons », spécialistes du foin et des bêtes qui le mangent.

Comme ils n’ont pas un gros cerveau, ils ne sont jamais contents et parlent très mal au président quand il vient leur rendre visite, au bord de mer ou au salon de l’agriculture. Mais il les aime bien quand même, il est large d’esprit, le président.

 

Les inutiles : les « cancéreux de l’assistanat » [(c) Laurent Wauquiez]

Des « minables » au ² : non seulement ils se contentent de 5000 euros, mais pire encore, ils entendent les gagner sans rien faire, sur le dos de l’Etat et donc des pas minables. Il existe un traitement encore plus efficace que les rayons pour ce cancer particulier : le travail forcé gratuit.

 

Les méchants dangereux : les « racailles »

Les « racailles » sont une catégorie à part de minables : ils travaillent encore moins qu’eux, mais veulent plus de 5000 euros par mois, pour le dépenser en drogue et en survêtements trop larges ! Alors ils attaquent les petites grand-mères, les commissariats, et même parfois qu’ils s’entretuent et qu’on ne les voit pas quand il fait noir, comme ils n’ont pas la peau très blanche. Pour les combattre : quand ils sont petits, cours de morale et port de l’uniforme scolaire ; quand ils sont grands, nettoyeur allemand à haute pression. Remarque : parfois la racaille s’assagit, mais ça ne vaut guère mieux : elle se laisse pousser la barbe et prend plusieurs femmes (on dit alors un « polygame »).

 

Les agents provocateurs : les « cloportes » et les « résidus »

Les « cloportes » et les « résidus » – ou, comme ils se font appeler, les « militants de gauche » – sont des « minables », « racailles » et autres « pov’ cons » qui non contents de ne servir à rien dans la France d’Après, font tout pour entraver sa bonne marche et perturber les réformes présidentielles. Note : regarder ce qui se fait en Hongrie pour réduire leur capacité de nuire.

Face à un tel pays, on comprend mieux, finalement, pourquoi le président hésite à se représenter comme candidat.

 

BONUS SPECIAL VARIAE : LA CARTE DE FRANCE DE NICOLAS SARKOZY
carteump

Romain Pigenel

Les rites de la politique (11) : la « bombe atomique » (le cas Christine Boutin)

Parfois, le cours habituellement policé et suave de la vie politique prend un tour plus brutal. Une personnalité, jusqu’ici peu connue pour ses écarts de langage ou ses sauts d’humeur, finit par exploser, sous l’effet de trop de pression et d’injustice. Assez ! Assez ! Ils lui ont manqué de respect, de considération. Ils vont le payer. S’ils persistent à ne pas vouloir l’écouter, elle va lâcher sur eux une bombe atomique.

Phase 1 – bombe atomique

L’artificier (nous allons l’appeler ainsi) se rend à une émission à forte audience, un sourire entendu au coin des lèvres, avec sa bombe sous le bras. Peut-être a-t-il même vendu ainsi sa participation à la télévision ou à la radio concernée. Devant le micro, il débite un discours martial. « Je veux dire aujourd’hui que je suis entrée en guerre et en résistance […] quand on me cherche, on me trouve. Et vous allez entendre parler de [ma] campagne » ; car il va « lâcher une bombe atomique ». Le stade des annonces est déjà dépassé : « Je ferai quelque chose de très important. Ce n’est pas une menace, c’est une vérité ». Pour compléter le son et lumière, l’artificier peut aussi apporter un dossier ou une enveloppe qu’il agitera face à la caméra, en expliquant qu’il contient la bombe en question. Retenez-moi où je fais un malheur !

 

Phase 2 – pain de TNT

Elle a beau ne pas avoir explosé, la bombe fait déjà sentir son souffle. Les commentaires, les jours suivant, se perdent en conjectures sur la nature de l’explosif. Encore une affaire de financement occulte ? Une sombre histoire de coucheries ? Un nouvel Outreau, une pièce à conviction centrale dans le Karachigate, le retour de la mythique main courante de 2007 ? Les imaginations se déchaînent librement, l’artificier ne disant rien de plus, et se contentant de répéter ses propos à d’autres journalistes.

 

Phase 3 – grenade à main

Retour de l’artificier sur les plateaux. A la demande générale, il lève le voile sur la composition de l’explosif. Un dossier puant ? « Ce n’est pas du tout mon genre, mais il peut y avoir différentes formes de bombes atomiques ». Ah. Un scandale impliquant la première dame, alors ? Non, bien plus terrible : « Il y a d’autres candidats [que le président sortant] qui pourraient avoir mon soutien ». Le monde politique est instantanément sidéré par cette nouvelle spectaculaire : « Personne n’a pensé que je pouvais soutenir un autre candidat ». Les machines des sondeurs se mettent immédiatement à tourner pour simuler les effets ravageurs du transfert de 0% des voix (marge d’erreur comprise) d’un candidat à un autre candidat.

 

Phase 4 – pétard « à partir de 3 ans »

La première détonation se fait entendre : un nom est lâché. La fameuse « action coup de poing » promise, « comme un soutien à un candidat à la présidentielle », a pour heureux bénéficiaire le patron du MoDem, François Bayrou. Ce sont d’un coup l’ensemble des modèles explicatifs de la science politique qui sont ruinés : qui aurait pu imaginer un seul instant qu’une ancienne de l’UDF allait rejoindre l’ancien président de l’UDF ? Le taux de suicide augmente en flèche chez les analystes politiques.

 

Phase 5 – baudruche remplie d’eau, jetée par terre

Alors que le monde politique se remet à peine de la première explosion, une série de dénotations assourdissantes vient briser net les efforts de reconstruction. L’annonce du soutien-à-un-autre-candidat-que-celui-que-vous-croyez-enfin-peut-être-et-seulement-s-il-revient-sur-ces-points-centraux-de-son-programme n’était qu’une première frappe préventive : l’artificier annonce que d’autres annonces ayant « la qualification de bombe atomique » sont possibles, bientôt. Eh oui : « différentes formes possibles de bombes atomiques » existent, figurez-vous, et vous allez voir ce que vous allez voir. L’arrachage rageur d’une photo de Nicolas Sarkozy dans son bureau ? Le refus de payer sa redevance télé ? L’appel à ses innombrables soutiens à boycotter le prochain passage télévisuel du président ? Le suspens est à son comble. La suite au prochain épisode !

 

Romain Pigenel

Les autres rites de la politique sont précieusement archivés ici.

Internet aura-t-il une influence sur le résultat de la présidentielle ?

Le débat vient de (re)partir dans la blogosphère politique : quelle influence du web sur le résultat du 6 mai ? Marronnier blogosphérique, qui recoupe une autre angoisse récurrente du blogueur, celle de ne servir, en fait, à rien. Marronnier peut-être, mais marronnier utile, puisqu’il contrebalance et interroge une autre tarte à la crème – celle, que l’on trouve pour le coup dans la bouche des professionnels du web, sur la toute-puissance politique d’Internet.

Le principal problème de cette question est qu’elle est mal formulée. Je ne sais pas ce que c’est que « Internet ». A la rigueur, je le savais en 2007. Mais aujourd’hui, quand – pour prendre quelques chiffres – les Français passent en moyenne près d’une heure par jour sur le web, ont passé la barre des 20 millions sur Facebook, et sont même 3 millions sur un réseau aussi pointu que Twitter, je ne sais plus. Ou plus exactement : je sais que la différence web / « monde réel » est de moins en moins pertinente. Parce que le premier est de moins en moins un compartiment à part, et de plus en plus une donnée structurante, du second. L’internaute, c’est moi, c’est vous, c’est (presque) tout le monde. Internet ne va donc pas avoir « une influence » sur la présidentielle : Internet va être le milieu ambiant, ou au minimum une partie du milieu ambiant, dans lequel va se construire la décision des Français. A partir de là, on peut voir que les questions posées sur l’efficacité du web politique ne sont que la déclinaison de problématiques générales de l’action militante. Quand mon confrère blogueur @jegoun s’interroge sur l’impact d’un billet de blog (qui le lit, qui en reparlera à ses proches?), je lui réponds que le militant qui diffuse un tract, ou colle une affiche, ou essaie de convaincre un ami de vive voix, se heurte en réalité aux mêmes interrogations. La question du support (octets contre papier) est donc beaucoup moins pertinente que celle du comment – comment convaincre, mobiliser, répercuter, etc.

 

Ceci étant posé, je vois deux travers et illusions dont il faut absolument se départir.

 

Premièrement, ce que j’appelle l’effet aquarium ou effet « Truman Show ». Qui consiste à confondre, par métonymie et réduction, « Internet » dans sa largeur et sa pluralité, et une partie d’Internet, par exemple la blogosphère ou les sites d’information. Je lisais récemment qu’un internaute sur deux vient sur Internet sans but précis, si ce n’est se détendre. Il faut être réaliste : il ne sera pas touché ou atteint par des argumentations politiques classiques ou des débats idéologiques internes et hyper pointus. Il est utile et important que le militant numérique quadrille le terrain du « web politique », mais il ne doit jamais oublier cet impératif : trouver les moyens de parler à son cousin ou collègue qui est bien sur Facebook, mais qui l’utilise pour diffuser ses photos de soirée ou garder le contact avec sa famille. Sans jamais évoquer Hollande ou Sarkozy. Pour dire les choses simplement, Truman doit sortir de son décor de cinéma, et parler au vaste monde extérieur … sur le web.

 

Deuxièmement, l’effet entonnoir. Qui consiste, pour un responsable politique, à se laisser entraîner sur des formes de communication, et des segments du web, de plus en plus pointus, mais de plus en plus réduits en termes d’audience et de représentation de la société. Il est grisant et finalement pas si compliqué de cartonner sur Twitter ou Tumblr : on travaille sur un bassin de population suffisamment réduit pour être appréhendable, et on récolte les encouragements et les louanges des geeks et autres technophiles enthousiastes. C’est très bien, et l’expérience montre qu’une polémique sur Twitter peut avoir des répercussions jusque dans la presse nationale. Oui mais … le principal outil de communication des « gens » reste bien le mail. Et pour beaucoup également, « viralité » ne rime pas avec des applications web extrêmement élaborées, mais avec de bonnes vielles chaînes de mails qui se répercutent d’internautes en internautes … En ce domaine, le mieux peut être l’ennemi du bien. Et il faut faire systématiquement attention à tenir les deux bouts de la chaîne, à contenter à la fois le Twitter-addict très exigeant en matière d’innovation web, et l’internaute épisodique qui vient seulement de s’inscrire sur Facebook.

 

L’enjeu est finalement simple : passer du « web politique », à une conception politique du web.

 

Romain Pigenel

Le paradoxe du gauchisme

Il était tôt le matin. J’ouvrais sans trop y penser Facebook pour parcourir d’un œil distrait les nouvelles du jour. Quand je fus littéralement saisi par ce statut d’un ami visiblement bien remonté pour 2012 : « Voter Socialiste, c’est voter pour le Front de Gauche ».

Puis un peu plus loin, dans la discussion enflammée qui s’ensuit : « Voter Hollande, c’est voter Sarkozy ». Référence probable à la dernière sortie de Jean-Luc Mélenchon, appelant à lui le vote des vrais socialistes. C’est logique : si la vraie gauche, c’est Mélenchon, alors tout ce qui est moins à gauche que lui n’est pas de gauche, donc est de droite.

 

La discussion continue et s’échauffe. Sarkozy et Le Pen, c’est kif kif, alors finalement, voter Sarkozy, c’est voter Le Pen. Donc voter Hollande, c’est voter Le Pen, puisque c’est comme voter Sarkozy. Ben oui : le sarkozysme est transitif.

 

Mais imaginons qu’un camarade non unitaire du NPA surgisse alors. « Eh oh les amis, pas si vite ! Méluche, on sait bien qu’il est vendu aux socialistes, il essaie de nous rallier à eux avec ses mains tendues … voter Mélenchon c’est voter Hollande, il deviendra ministre de Hollande. »

 

Donc voter Mélenchon, c’est voter Hollande, donc Sarkozy, donc Le Pen (vous suivez toujours ?).

 

Et vous ne me ferez pas croire que l’on ne peut pas faire venir témoigner à la barre un dur de chez dur, un radical de Lutte Ouvrière, qui expliquera que voter pour le NPA, c’est voter pour un parti de rigolos qui ne remet pas vraiment en cause le système et qui sert de sas entre la vraie radicalité et les crypto socialistes comme Mélenchon. Bref, voter Poutou, c’est voter Mélenchon, et c’est même donc voter Le Pen (vous avez compris).

 

On peut ainsi, par cette belle régression potentiellement infinie, toujours montrer que voter à gauche, c’est voter à droite. Une gauche qui se définit par dénigrement d’une autre gauche est toujours la droite de quelqu’un. Démonstration par ailleurs parfaitement inversable (« voter Sarkozy c’est voter Hollande », vous dira un militant FN).

 

Conclusions ? Déjà, qu’il serait peut-être bon d’arrêter de se payer de mots. Ensuite, que chacun devrait balayer devant sa porte. Car les militants susceptibles d’employer ce genre d’arguments sont les mêmes qui conspuent par ailleurs celui du « vote utile ». Or ces deux arguments ont exactement la même structure : affirmer que voter pour untel, c’est en fait voter pour son pire adversaire (« toute voix qui se perdra sur Mélenchon sera une voix pour Sarkozy … voter Mélenchon c’est voter inutile, c’est voter Sarkozy »).

 

Un partout, balle au centre. Heu, à gauche, pardon. Vraiment à gauche.

 

Romain Pigenel

Don’t feed the @nadine__morano !

Ce billet va réussir l’exploit de faire ce qu’il recommande d’éviter : parler de Nadine Morano.

 

L’histoire est désormais bien connue. Le symbole « populo » du sarkozysme, équivalent « petit blanc » de Rama Yade ou Rachida Dati côté diversité, s’est mis à Twitter et a trouvé un style particulier, entre beaufrie, agressivité compulsive et 3615-je-raconte-ma-life. L’arrivée comme un cheveu sur la soupe de la Madame-Sans-Gêne de l’UMP a été saluée, comme il se doit, par les railleries des twittos, consternés par les maladresses et les fautes d’orthographe de l’élu lorraine … qui ne s’est pas démontée, loin de là, et a simplement déplacé son activité twittesque aux heures nocturnes. Il est loin le temps d’un Frédéric Lefebvre cassant, se faisant éjecter du réseau et ne parvenant jamais à s’y installer dans la durée.

 

Un tweet de Nadine Morano contre Pierre Moscovici en particulier, surprenant d’agressivité et de vulgarité – d’une ministre à un député qui plus est – a achevé de faire la légende de l’intéressée.

De quoi nourrir deux positions conjointes à son égard : l’une, que l’on peut lire par exemple sous la plume de Bruno Roger-Petit, faisant de la ministre l’incarnation de la déchéance culturelle et intellectuelle du sarkozysme ; l’autre, mise en œuvre par les twittos et internautes de gauche, consistant à s’acharner sur elle, à lui rendre coup pour coup en misant sur son inexorable décrédibilisation. Bref, dans les deux cas @nadine__morano serait définitivement un boulet pour la campagne du président-candidat, dérapant hors de tout contrôle et méritant de concentrer les tirs de l’opposition.

 

C’est sans doute là le piège.

 

D’abord parce Nadine Morano n’a en fait pas raté son entrée sur Twitter. Elle a globalement compris comment utiliser l’outil et comment y prospérer : en développant la seule ligne éditoriale qui fonctionne sur ce genre de réseau, celle du « plus c’est gros, plus ça passe ». Twitter n’est pas une société savante ou un salon mondain. C’est le royaume du buzz et du mini-scandale. On ne peut pas dire non plus que Morano abîme son image ministérielle, ou critiquer son usage peu distingué de l’outil : de toute manière, elle avait déjà une image dégradée, et n’a pas grand-chose à perdre.

 

Ensuite parce qu’elle s’accroche et ne se démonte jamais, pour le moment. Elle répond, rétorque, en rajoute dans l’outrance et l’énormité. Et je ne suis pas sûr qu’à la longue, son culot ne génère pas une forme de sympathie amusée, et ne finisse pas par mettre (certains) rieurs de son côté. Sans compter que les attaques répétées sur sa bêtise ou sa grossièreté peuvent prêter le flanc à une riposte façon Guy Carlier sur la pauvre petite provinciale en proie au racisme social d’une élite parisienne.

 

Enfin, parce que c’est probablement exactement ce qu’attend Nadine Morano. Encore une fois, son image est telle qu’elle n’a rien à perdre. Elle a en revanche tout à gagner à attirer dans le caniveau ses adversaires qui se maintiennent à un autre niveau. Elle est un agent provocateur, qui salit et fait diversion. Est-ce un hasard si son agression sur Pierre Moscovici et DSK survient le jour de nouvelles révélations sur Karachi ?

 

C’est une évidence mais qui mérite d’être martelée, la droite n’a aucun intérêt à un débat approfondi sur son bilan et ses réalisations, d’une part, et d’autre part, vu sa position dans les sondages, sa première priorité est de déboulonner la statue du commandeur Hollande. L’abaissement du niveau du débat présidentiel, sa réduction à un échange d’insultes, de tirs de « snipers », de coups dignes de la cour d’école, servent ce double objectif, et achèvent de dégoutter les électeurs dont la mobilisation est pourtant nécessaire pour battre Sarkozy.  Tout en permettant de gagner du temps d’ici l’entrée en campagne de ce dernier.

La ministre-twitteuse, et les initiatives comparables de l’UMP dont elle est l’avant-garde, méritent donc le même traitement que les trolls : l’ignorance, le mépris. Laissez-les s’époumoner dans le vide, restez sur le fond. Don’t feed the @nadine_morano !

 

Romain Pigenel

Christophe Barbier, pompier volant du sarkozysme ?

Faisons un petit jeu de rôle. Admettons que vous soyez Président de la République, et que vous ayez une sale affaire de financement de campagne dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser. Admettons que la presse d’opposition (au hasard, Libération) ne vous laisse pas de répit à ce sujet, et ait l’audace de faire sa une sur l’enquête en cours, à quelques mois d’un scrutin capital. Que faire ? Comment réagir ? Lâcher vos Morano et vos Wauquiez ? Oubliez ces frustres solutions ! Vous avez besoin d’un partenaire plus discret, d’un homme du sérail qui pourra faire diversion : un pompier volant de la présidence, j’ai nommé Christophe Barbier. Qui a eu la gentillesse d’enregistrer un tutoriel vidéo, lundi, pour vous exposer sa méthode infaillible pour noyer un dossier sur vous : la méthode du « pétard mouillé ».

 

Vidéo à consulter ici

 

Étape 1 : nier d’emblée la portée des informations révélées par le journal d’opposition

Vidéo à 0:05 « Il n’y a rien de neuf dans l’affaire Karachi ». A répéter avec un air rassurant et sûr de vous, en jouant de votre autorité. D’entrée de jeu, vous marquez votre territoire.

 

Étape 2 : placer le mot « légal »

0:20 « C’était une affaire tout à fait légale que le versement de commission à cette époque-là ». L’important est de placer ce mot : le lecteur/spectateur n’aura pas le temps d’aller fouiller la loi, et il gardera de vous cet important sentiment de légalité. Si c’est légal, où est le problème ?

 

Étape 3 : jeter le doute, marteler le flou

0:30 « On n’a pas avancé d’un centimètre sur l’éventuel lien entre cette histoire de rétrocommissions éventuellement interrompues et le terrible attentat ». « Éventuel » deux fois, et un dubitatif « cette histoire » : la presse d’opposition vous enivre de sornettes douteuses, n’en doutez pas.

 

Étape 4 : décourager le lecteur d’acheter le journal d’opposition

0:40 « la une de Libération ce matin est complètement survendue ». On a essayé de vous rouler : alors pourquoi acheter ce qui n’a pas la valeur annoncée ? Économisez plutôt votre argent.

 

Étape 5 : noyer le poisson en s’incluant dans la critique

0:50 « La presse parfois survend ses déclarations, ne jetons pas la pierre à Libération ». Ne croyez surtout pas que c’est une attaque personnelle contre le quotidien d’opposition : il arrive même à moi, Christophe Barbier, de faire ce genre d’erreur, c’est dire !

 

Étape 6 : déporter l’affaire sur le terrain des luttes d’influence

1:10 « Il y a, au sein des affaires en cours, compétition entre la justice, à qui avancera le plus vite […] compétition entre les enquêteurs et les politiques ». On ne parle pas de justice, on parle de luttes de pouvoir au sein de la justice et de la police, d’accord ? Ahlala, on ne peut plus faire confiance à personne !

 

Étape 7 : diluer les responsabilités

1:25 « Est-ce que les électeurs voteront en avril en pensant aux dossiers qui s’empilent à droite comme à gauche, à droite plus qu’à gauche, mais la droite a le pouvoir depuis si longtemps […] ils sont sans illusion sur la probité des hommes politiques en général et sur la clarté des comptes de campagne en particulier ». Droite, gauche, tous aussi pourris ; quant aux comptes de campagne, on sait bien qu’ils sont toujours truqués, n’est-ce pas !

 

Étape 8 : intimer un comportement aux électeurs

1:54 « les Français qui sont sages jugeront les candidats à l’aune de l’essentiel : leur programme, leurs proposions ». Autrement dit : si vous tenez compte des affaires, c’est que vous n’êtes pas sage. Or vous êtes quelqu’un de raisonnable, n’est-ce pas ?

 

Étape 9 : passer le plat au président sortant

2:15 « Il y a fort à parier que dans les isoloirs, c’est l’emploi et non les affaires qui pèsera le plus lourd ». Et ça tombe bien : Nicolas Sarkozy organise justement un grand sommet à ce sujet en début d’année !

 

Vous avez bien retenu la leçon ? Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire en cas de souci présidentiel médiatico-judiciaire, de presse récalcitrante : appeler à l’aide Super Barbier, l’éditocrate à la cape, pardon, à l’écharpe rouge !

 

Mr. Trouble never hangs around

When he hears this mighty sound…

“Here I come to save the day!”

That means that Chris Barbier is on the way

Yes sir when there is a wrong to right

Chris Barbier will join the fight !

On the sea or on the land

He gets the situation well in hand …

 

Romain Pigenel

Sarkozy, le nouveau « Judas » ?

Il arrive toujours le moment où l’on doit faire son mea culpa. Mettre son orgueil de côté, ravaler sa superbe, glisser son ego dans sa poche, et reconnaître que l’on a commis une erreur.

 

Je l’avoue donc humblement : j’ai sous-estimé la violence des attaques contre Nicolas Sarkozy. Je n’ai pas pris la mesure de l’Enfer que doit subir cet homme, sous les crachats, les insultes, les quolibets sans interruption de ses adversaires.

 

J’ai ironisé sur la « sarkophobie », j’ai crié aux éléments de langage quand un Frank Riester dénonçait « l’anti-sarkozysme primaire », quand un Yves Jégo s’indignait des « diatribes éculées » des socialistes, quand un Yvan Lachaud s’alarmait de la « violence » de la gauche dans ses attaques contre l’Elysée. Je n’ai pas voulu voir le déchainement permanent contre le Président-candidat.

 

Et puis, comme le retour du refoulé, tout cela m’est revenu en pleine figure, ce matin, en lisant Twitter, et en découvrant le compte d’un mécréant qui n’a semble-t-il rien de mieux à faire que de hurler contre le président.

 

Un mécréant qui met en doute le vent de jeunesse que fait souffler l’UMP sur la France.

Un triste sire qui insinue que le pouvoir en place endort la population, et pire, l’intoxique.

Un provocateur qui ose suggérer que la promesse sarkozyste de non-augmentation des impôts est partie en fumée.

Un enfumeur de première force, qui essaie de faire croire que François Bayrou pourrait passer devant Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, que leurs courbes vont se croiser !

Un, un, un … monstre, je ne trouve pas d’autre mot, qui traite Nicolas Sarkozy de Judas et écrit noir sur blanc qu’il a « trahi ses promesses et ses électeurs », soit ce qu’il peut arriver de pire en politique ! Et qui accable de sarcasmes la promesse de « rupture » !

Je vous imagine, amis lecteurs, bouillonnant d’indignation derrière votre écran. Mais qui, qui peut bien ainsi trainer ainsi dans la boue notre président, notre primus inter impares ? Un gauchiste enragé, un frontiste la bave aux lèvres ?

 

Presque : un certain Arnaud Dassier, 23 ans de militantisme UMP, des responsabilités dans les campagnes web de Chirac en 2002 et surtout de Sarkozy en 2007. Actionnaire d’Atlantico, navire-amiral de la droite en ligne. Un homme appartenant donc à ce que l’on peut appeler le noyau dur de la droite, qui vient de quitter avec fracas le parti présidentiel, et qui tient visiblement à le faire savoir.

 

J’entends déjà certains rétorquer. « Il n’est pas représentatif », « c’est un cas isolé », « il parle sous le coup de l’aigreur de ne pas avoir été investi aux législatives » …

 

Peut-être. Mais connaissez-vous beaucoup de présidents sortants dont le propre camp (on pourrait aussi citer Luc Ferry ou Hervé Morin), dont les propres artisans de la victoire précédente, disent autant de mal, avec tant d’âpreté, à quelques semaines du scrutin décisif ?

 

Est-il concevable de faire encore confiance à cet homme, que la droite traite de Judas et de menteur ? N’y a-t-il pas des leçons à tirer de cette exaspération au cœur même du système ?

 

La question est posée pour les prochaines semaines jusqu’en mai, aux électeurs de droite eux-mêmes.

 

Romain Pigenel

La mystérieuse prophétie de 2012

Les hommes sauvages des Ages farouches l’avaient déjà pressentie. On murmure même qu’ils édifièrent leurs premiers monuments mégalithiques en prévision.

Les astrologues babyloniens la découvrirent, fascinés, dans leurs calculs les plus élaborés.

 

Les savants égyptiens reçurent de Thot ce secret en rêve, et le gardèrent jalousement. Ils le soufflèrent finalement à l’oreille de leurs homologues hellènes. Mais tout cela disparut dans l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, même si on chuchote qu’il en resterait une trace quelque part sous la Grande Pyramide.

 

Nicolas Flamel protégea si attentivement cette découverte que l’on crut, à tort, qu’il avait trouvé la pierre philosophale. L’Inquisition mit l’Europe à feu et à sang dans l’espoir de percer ce mystère à jour. Les souverains d’Espagne et du Portugal lancèrent leurs conquistadors à l’assaut du Nouveau Monde pour arracher aux Mayas la vérité à ce sujet. Mais par une traduction maladroite, les envahisseurs européens crurent qu’il s’agissait de la fin du monde. Erreur.

 

De temps en temps, Nessy et le Yéti sortent de leurs cachettes respectives pour vérifier si cette annonce, cette prédiction, cette révélation, s’est enfin traduite à la surface du monde. Une branche opérationnelle absolument confidentielle de la CIA travaille d’arrache-pied depuis 50 ans pour réunir tous les éléments qui y sont relatifs. Ceux qui ont essayé d’en savoir plus sur ce service très secret ont disparu sans laisser de trace. Comme évanouis.

 

La créature de Roswell, avant le crash de sa soucoupe, était en route vers la Terre pour apporter cette nouvelle à l’Humanité. Mais ILS l’ont faite taire, en abattant son astronef, puis en nous faisant croire que les visiteurs d’autres systèmes solaires nous voulaient du mal.

Et c’est finalement Coluche qui a fait à la face du monde cette annonce bouleversante, transmise dans l’ombre, de génération en génération de Stonehengiens, de Babyloniens, d’Égyptiens, d’Européens, d’Américains et d’Aliens :

Alors, comme je suis sûr que vous ne tenez pas à démentir une prophétie plusieurs fois millénaire et à faire de Coluche un menteur, vous savez ce qu’il vous reste à faire pendant les 6 prochains mois.

 

Et d’ici là je vous présente mes meilleurs voeux pour 2012. A vous et à ceux à qui vous tenez.

 

Romain Pigenel

Merci à tous les blogs qui ont conversé avec Variae en 2011


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